La Police dément avoir lancée des grenades lacrymogènes dans une école

Dakar, 10 mars (APS) – La Police nationale annonce avoir lancé les grenades lacrymogènes n’ont pas « à l’intérieur d’une école élémentaire » mais aux abords du Commissariat central pour « disperser un attroupement improvisé », a appris l’APS. « La Police nationale tient à apporter des éclaircissements suite à une information véhiculée par une certaine presse et qui fait état de grenades lacrymogènes qui auraient été lancées à l’intérieur d’une école élémentaire, située non loin du Commissariat central de Dakar », renseigne un communiqué parvenu à l’APS.

Le bureau des Relations publiques de la Police précise que « des grenades lacrymogènes ont été utilisées aux abords du Commissariat central mais pour disperser un attroupement
improvisé par des individus qui protestaient contre l’interpellation de manifestants ».

Selon le communiqué, « immédiatement, un Officier a été dépêché sur les lieux aux fins de constatation et qu’il en est ressorti qu’aucun blessé ni dégât matériel n’a été enregistré ».

« Quelques instants plus tard, le directeur de dudit établissement s’est personnellement rendu au Commissariat central de Dakar, pour confirmer que son école n’a reçu de grenades » écrivent les responsables de la Police nationale.

Qui laissent entendre que « la proximité des lieux et la direction du vent ont favorisé l’expansion des odeurs de gaz ayant affecté les élèves et autres individus des alentours ».

« Cet incident malheureux et regrettable, ne visait nullement les élèves, dont la quiétude a été perturbée par des fauteurs de trouble à l’ordre public », lit-on dans le communiqué.

Nombre de journaux ont narré que les agents de Police avait, dans leur volonté de disperser vendredi le sit-in interdit des responsables de l’opposition regroupés au sein de l’Initiative pour des élections démocratiques (IED), lancé des grenades lacrymogènes dans l’école élémentaire Adja Yacine Diagne.

PON

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