2 ans après le meurtre de El Hadj Ndiaye par la Police espagnole, l’enquête…

25 octobre 2016, 25 octobre 2018. Il y a deux ans disparaissait El Hadj Ndiaye, tuée par la police espagnole, une heure après son arrestation. Mais aujourd’hui, personne ne sait les circonstances de la mort de notre compatriote…Mais Une Ong espagnole tente de démêler l’écheveau…

Le Sénégalais, El Hadj Ndiaye, victime d’une arrestation musclée de la police espagnole, en octobre 2016, a perdu la vie dans un commissariat de la Ville de Pamplune. Et SOS Racismo Nafarroa, qui lui a rendu hommage, à travers un article, ce jeudi, date de l’anniversaire de son rappel à Dieu, pour devoir de mémoire, continue à dénoncer sa mort, contre le silence et l’impunité…

“Elhadji Ndiaye revient dans notre mémoire tous les 25 octobre. C’est au contraire le souvenir indélébile de ce qui n’aurait jamais dû se passer: sa mort au commissariat de la Police nationale, moins d’une heure après son arrestation violente. Dans notre mémoire, nous avons encore les images de ceux qui se sont manifestés quelques jours plus tard, remplissant les rues de cris de dignité et réclamant justice. Nous n’oublions pas les témoignages, les images des caméras, qui se sont exprimés, contredisant la version officielle rédigée de manière simple, en toute impunité, laissant des questions en l’air qui n’ont jamais obtenu de réponse. Et, deux ans plus tard, nous ne savons toujours pas pourquoi il a été arrêté et détenu, pourquoi il était violenté et pourquoi il n’a pas été transféré dans un centre médical. Le silence a joué un rôle de premier plan dans cette affaire. C’est deux années d’impunité pour lesquelles, en ce qui concerne les contrôles par profil ethnique, rien n’a changé, des contrôles que nous dénonçons depuis de nombreuses années.”, lit-on dans l’article de SOS Racismo Nafarroa, publié , ce jeudi 25 octobre 2018, en Espagne.

Ainsi l’ONG compte lutter “contre l’oubli et l’impunité”.

“Nous savons que nous devons continuer à dénoncer le racisme institutionnel qui entretient une partie de cette violence et, surtout, à tisser des réseaux de soutien, de solidarité et de résistance, car nous comprenons qu’ils sont la clé politique et sociale pour qu’il ait des changements structurels et profonds”, conclut l’article.

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