Yeumbeul : OUMY SARR tue froidement le réparateur de tablette Ibrahima Diallo

Encore une banale histoire qui finit dans le sang dans la banlieue dakaroise. La scène tragique a eu lieu, ce samedi 30 avril, vers 23h, au quartier Diogaye Sène de Yeumbeul Bène Baraque. Il s’agit d’une femme du nom d’Oumy S, 33 ans, qui a usé d’un «pic à tresser» contre le réparateur de matériels électroniques, Ibrahima Diallo, 29 ans.

Ibrahima Diallo a été abattu d’un coup de «pic à tresser» (Raabu) dans la région du cœur par sa voisine de quartier Oumy S, au cours d’une dispute suivie d’une altercation à l’arme blanche. Oumy se plaint de la panne de sa tablette et remet mardi 25 avril dernier l’appareil à son ami et voisin de quartier Ibrahima Diallo, qui fait office de réparateur de matériels électroniques. Après vérification, Diallo décèle la défaillance technique et convient de réparer la tablette moyennant la somme de 5000 F. Il promet de bien s’occuper de la machine, s’engage ensuite à finir le travail et demande à Oumy de repasser le mercredi 26 avril pour récupérer le matériel. Mais, le jour-j, il n’honore pas ses engagements. Acculé par la dame, il tente de se justifier et fixe un autre rendez-vous. Ce qu’il ne respectera pas non plus. Face aux multiples rendez-vous manqués, la jeune femme se fait des idées noires, envoie son enfant, avant-hier, nuit, chez Diallo et lui demande de lui rendre la tablette. Mais, le bonhomme se montre peu courtois avec l’enfant et l’éconduit.

Elle verse 5.000 F à Diallo pour réparer sa tablette, en vain, et débarque chez lui avec un «pic à tresser» caché dans ses cheveux

Informée, Oumy, la rage au ventre, file droit au domicile du réparateur, l’interpelle et peste contre lui. Tous les deux engagent la dispute et échangent des propos violents. Le voisinage redoute une altercation et se dresse entre eux. Une dame sermonne Oumy, se retire avec elle dans un coin et lui demande de partir. Histoire d’éviter de tenter le diable. Oumy revient cependant à la charge avec un «pic à tresser» (Raabu), caché dans ses cheveux fraîchement nattés, se plante devant la maison de Diallo et se met à nouveau à l’insulter. Elle le traite de gay, le défie de sortir de la maison et jure sur tous ses saints de le saigner. Elle fait un véritable boucan dans le quartier. Le voisinage arrive et tente vainement de la clamer.

Diallo peste contre les injures d’Oumy, sort avec une machette et la frappe avec le plat de l’arme blanche

Diallo s’énerve des injures, sort de chez lui avec une machette et rejoint sa voisine de quartier. Il se rue ensuite sur elle et commence à la frapper fort avec le plat de la machette. La jeune femme pousse des cris mais engage la résistance. Face à la force de son antagoniste, elle parvient à retirer subrepticement le «pic à tresser» de ses cheveux nouvellement coiffés et lui plante un violent coup dans la région du cœur. Le jeune homme accuse la charge, lâche un cri strident et s’écroule au sol. Il perd beaucoup de sang, se débat et meurt sur le coup.

Oumy hurle de douleur, retire subrepticement le «pic à tresser» de sa chevelure et se venge au cours de l’altercation

La mise en cause prend peur, s’extirpe en douce de la mêlée et se fond dans la nature. Mais, de peur d’être retrouvée chez elle puis lynchée à mort, elle entre en cavale. Des parents de la victime se rendent à la structure de santé du quartier Yeumbeul Sotrac et y déposent le corps sans vie. Les blouses blanches examinent le corps et alertent le commissaire Diouf-Bauer. Celui-ci oriente une partie de son équipe de patrouille de sécurisation nocturne vers l’établissement sanitaire, se rend avec elle sur place et constate la véracité de la tragédie. Ils coincent durant la même nuit la mise en cause en fuite, l’acheminent au commissariat et la placent en garde à vue. Oumy avoue son crime et dit avoir planté un coup de «pic à tresser» dans la partie gauche de la poitrine de Diallo, en vue de se venger de la sévère raclée que lui a infligée par le défunt. Elle pourrait être présentée aujourd’hui devant le parquetier du palais de justice de Pikine/Guédiawaye pour homicide volontaire avec préméditation par arme blanche («pic à tresser»), entre autres.
Vieux Père NDIAYE

Comment le commissaire Diouf-Bauer a débusqué en un temps record la meurtrière
Après avoir commis son acte odieux, rapportent nos sources, Oumy S. est entrée en cavale. Mais, informé du drame, le commissaire Ibrahima Diouf, alias Diouf-Bauer, monte en première ligne et engage la vaste traque de la présumée criminelle en fuite. Il lâche ses éléments dans la nature et quadrille la commune avant de lancer les recherches. Il fouille systématiquement les différents lieux de fréquentation de la mise en cause, procède à des auditions sommaires de témoins oculaires de la tragédie et commence à monter les éléments du puzzle. Il apprend que la mise en cause se serait réfugiée chez la petite-amie à son grand-frère, active ses hommes. Mais, sur place, ils ne trouvent ni Oumy, ni la dulcinée de son frangin. Le temps joue alors contre eux. Ils intensifient la chasse à l’homme, convoquent la même nuit au commissariat la mère de la petite-amie et l’auditionnent. Une manière subtile de mettre la pression sur Oumy et de l’obliger à sortir du bois. Informée de l’interpellation de sa mère, la dulcinée au frangin d’Oumy localise celle-ci chez son amant et la convainc à se rendre et se constituer prisonnière. Cette dernière accepte et se livre pieds et mains aux limiers.

Oumy avoue et jette l’arme du crime dans un bassin de rétention, le voisinage l’enfonce
Oumy S. a reconnu les faits incriminés et dit avoir jeté l’arme du crime («pic à tresser») dans les flots du bassin de rétention de la localité. Elle réfute cependant la charge de la préméditation et indique avoir utilisé le «pic à tresser» dans ses cheveux nouvellement coiffés. «Je n’avais pas l’intention de l’utiliser. Je l’avais mis dans ma chevelure car je venais juste de me faire des tresses. Mais, lorsque Diallo m’a tapée à deux reprises avec le plat de la machette, j’ai décidé alors de me venger avec le ‘’pic à tresser’’», a-t-elle soutenu devant les enquêteurs. Des témoins et voisins ont cependant enfoncé la jeune femme, disant que celle-ci était revenue à la charge et criait à tue-tête qu’elle allait saigner Diallo si jamais celui-ci pointait le bout du nez dehors». Ils déclarent que les deux antagonistes entretenaient d’excellents rapports d’amitié et de voisinage et mettent le drame sur le compte de l’œuvre de Satan.

Un proche du défunt apprend la nouvelle, disjoncte et se lacère le corps avec une lame de rasoir
Après le constat du meurtre par arme blanche d’Ibrahima Diallo, confient des voisins, une foule monstre a envahi la scène du crime et crié à la vengeance. Un proche parent de la victime apprend la triste nouvelle, débarque dans la structure de santé et pique une crise de delirium-tremens. Il évoque ses relations très étroites de confidentialité avec le défunt, loue ses qualités morales et considère le drame comme une grosse perte pour lui. Il s’agite avec violence et exige à voir le corps sans vie. En vain. Il réclame justice contre la meurtrière, s’empare d’une lame de rasoir et commence à se lacérer tout le corps, tout en hurlant le nom de son parent tué. Il a été interrompu net par des gens, qui lui ont aussitôt arraché la lame.

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